25/02/2013
Les partisans de Marc Ravalomanana subissent depuis quatre ans toutes formes d’oppression de la part du régime de Transition. Ils ne savent plus actuellement à quel saint se vouer. La communauté internationale ne peut pas agir à bref délai sur un certain nombre de sujets concernant la crise malgache. Elle ne pourra, a priori, rien faire pour rapatrier Lalao Ravalomanana.
Les partisans de l’ancien président se trouvent dans une situation embarrassante. Ils doivent faire preuve de beaucoup de patience et d’imagination. Il fallait organiser une marche sur Mahazoarivo pour convaincre le chef de gouvernement d’agir en leur faveur. Le fils de l’ancien président lui-même, Tojo Ravalomanana, devait interpeller dans une lettre ouverte, le Premier ministre, Jean Omer Beriziky, pour que ce dernier agisse en faveur du retour au pays de l’ancienne première dame dont la mère est toujours gravement malade à l’hôpital. C’est presque un signe de désespoir, face à un régime qui n’a la moindre pitié pour ses adversaires politiques qui ont perdu la bataille de 2009 dans une lutte de pouvoir pourtant loin d’être terminée. Vae victis. Malheur aux vaincus. Le célèbre adage de Brennus qui a mis à sac Rome, vers 390 avant Jésus Christ, semble devenu la pratique courante en politique chez nous. La justice des vainqueurs, est une réalité quasi permanente. Le pouvoir en place ne veut afficher la moindre clémence pour ceux qui ont été renversés en 2009. Vae victis. Les tenants du régime de Transition ont tout simplement oublié que l’histoire, malheureusement, semble effectivement un éternel recommencement. Rien ne dit qu’ils vont encore perdurer au pouvoir, mais ils agissent comme s’ils étaient des gens infaillibles. Le malheur qui arrive actuellement aux proches et aux partisans de l’ex-président peuvent bien leur arriver un jour. Par le passé, les régimes qui ont fait endurer beaucoup de malheur à leurs adversaires politiques avaient fini par tomber à leur tour, de manière souvent catastrophique, à des moments souvent imprévisibles. La violence appelle en effet la violence. Alors que la communauté internationale ne cesse d’évoquer la question de l’apaisement pour accélérer le processus de sortie de crise dans la Grande Ile, les principaux protagonistes ne parviennent pas à s’entendre sur une question qui devrait pourtant relever de l’humanitaire. C’est dire que le bras de fer et la logique du rapport de force prévalent encore. Et les vaincus continueront à subir le malheur. Jusqu’à quand ?
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