28/02/2013
Les cyclones se suivent à Madagascar et se ressemblent. Mais depuis toujours, il est navrant de constater que les mêmes dégâts étaient impossibles à prévenir. A vrai dire, il n’y a pas eu de mise en œuvre de mesures spécifiques pour éviter les catastrophes durant et après le passage des cyclones, dans les localités les plus exposées au danger dans la Grande Ile. Pourtant, on savait depuis des siècles que le pays se trouve dans une zone à risque cyclonique.
Il est pourtant possible de construire des écoles, des centres de santé et des bureaux administratifs qui résistent aux cyclones et aux intempéries en général. Mais on les voit rarement dans les régions les plus exposées au cyclone. On peut aussi prévenir la crue des eaux en essayant d’améliorer l’évacuation des eaux de pluies et des eaux usées. Mais depuis des décennies, on ne l’a pas fait. Quand le sinistre arrive, on est trop habitué aux solutions « tip-top ». C’est généralement le moment d’appeler à la solidarité internationale, et de recevoir des aides d’urgence. C’est la même rengaine tous les ans, pendant la saison cyclonique. C’est tout à fait compréhensible quand on apprend que plus de 2000 cases ont été décoiffées à la suite du passage d’Haruna. Les populations locales n’ont jamais eu suffisamment de pouvoir d’achat pour construire des logements en dur. L’avantage avec les cases traditionnelles est que la réhabilitation est généralement assez rapide. Mais quand on apprend que 140 bureaux administratifs ont été endommagés, on a le droit de se poser des questions. L’Etat, depuis des décennies, n’a pas pensé à construire des bureaux administratifs dans les normes anticycloniques. Pourtant, on savait depuis toujours que de nombreuses régions sont exposées aux cyclones. L’Etat avait les moyens de construire des bâtiments qui résistent aux intempéries mais pas grand-chose n’a été réalisée depuis des années. Gouverner, c’est prévoir. On le dit souvent mais on y pense rarement. Les aides internationales arrivent maintenant aux populations victimes du cyclone Haruna. L’assistance aux sinistrés fait, en outre, l’objet d’intense campagne de communication politique. Tous les candidats potentiels s’y mettent. Ils pensent, le jour fatidique, récupérer la mise, dans les urnes. Mais au-delà de ces gesticulations, il est grand temps de penser à bâtir de manière durable, dans tout le pays. C’est l’unique moyen d’éviter le décompte des bâtiments administratifs décoiffés ou endommagés tous les ans. C’est une démarche incontournable. La crédibilité de tous les dirigeants de ce pays en dépend.
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