01/03/2013
Tous les prétextes sont bons actuellement pour justifier probablement un nouveau report des élections. Rien ne permet de dire que le nouveau calendrier électoral sera respecté. La situation de sinistre dans le Sud de Madagascar, tout comme le phénomène d’insécurité, peut servir d’argument de poids pour l’annulation du scrutin. C’est l’incertitude qui prévaut à tous les niveaux, mais personne ne souhaite pour le moment mettre de nouveau les pieds dans le plat.
Plutôt donc ne pas évoquer le sujet que l’aborder de manière franche. C’est la tendance actuelle. Qui oserait parler de nouveau report, en ce moment, alors que la première modification du calendrier électoral a déjà fait des vagues ? On ne sait pas jusqu’à quand on continuera toutefois de se voiler la face. L’insécurité, les cataclysmes naturels ou encore le manque d’enthousiasme peuvent bien constituer des motifs de report. Mais la réalité est vraiment toute autre. Sur le plan technique, la réalisation du scrutin au mois de juillet relève encore d’une véritable gageure, si on veut que la consultation électorale soit crédible et transparente. Des spécialistes en analyse de donnée ont noté, à partir d’échantillon, que de nombreuses anomalies sont constatées dans la liste électorale. Les doublons sont fréquents. Et certains cas relèvent tout simplement de la chimère, quand on dénombre, par exemple, une trentaine d’électeurs dans une villa localisée dans un quartier résidentiel. S’il y avait autant d’anomalie sur un échantillon de 2500 électeurs, on ne peut pas imaginer ce qu’il y a d’anormal sur une liste de 8 millions de personnes. Il faudra que quelqu’un ose, un jour, crever l’abcès. Organiser des élections dans cette situation ne contribuera jamais à résoudre la crise. A moins d’une solution miraculeuse. Si on parvient à parfaire en un temps record la liste électorale et si on arrive à convaincre tout le monde que les élections futures seront exemptes de toutes formes de tentative de fraude, il sera peut-être possible de tenir la présidentielle le 24 juillet. Dans le cas contraire, ce sera de l’argent jeté par les fenêtres et une porte ouverte vers une nouvelle crise politique. C’est ainsi l’incertitude qui prévaut. Même les candidats potentiels ne sont sûrs de rien. Etant donné qu’aucun prétendant n’émerge vraiment du lot, il est plus que logique que l’on assiste à une pléthore d’annonce de candidature. Puisque rien n’est sûr, beaucoup osent crier sur tous les toits leur intention. Mais à partir du moment où tout devient plus clair, notamment sur l’organisation et sur les véritables candidats de taille, on assistera à un désistement en chaîne. C’est logique.
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