05/03/2013
Il y a quatre ans, jour pour jour, avait débuté les opérations des forces de l’ordre, pour tenter de mettre un terme au mouvement de foule dirigé par Andry Rajoelina sur la place du 13 mai. Une répression qui a contraint Andry Rajoelina à se réfugier à la résidence de France pendant quelques jours. Le sort du « tolona » était incertain.
La place du 13 s’est vidée. Les manifestants ne parvenaient plus à se regrouper. Mais le camp Ravalomanana a commis une erreur d’avoir focalisé ses efforts sur une place qui étaient déjà désertée par la plupart des manifestants des premières heures. Les opérations sur le 13 mai étaient le meilleur prétexte pour lancer la mutinerie du Capsat. Sous protection diplomatique, Andry Rajoelina ne pouvait être arrêté par le régime Ravalomanana. Quand Marc Ravalomanana renonçait à donner l’assaut sur le camp Capsat où se sont regroupés les mutins, le maire d’Antananarivo, quand la mutinerie s’est amplifiée, n’avait plus qu’à sortir de la résidence de France pour prendre sa place à Ambohitsorohitra, quelques jours après la répression inutile de la place du 13 mai. Ce fut la victoire du « tolona ». On sait la suite. Quatre ans d’exil maintenant pour Marc Ravalomanana et quatre ans de règne sans partage pour Andry Rajoelina qui continue de faire la pluie et le beau temps. Par rapport à ces quatre années perdues pour le pays, on peut bien affirmer que rien n’a changé depuis. Les deux protagonistes de la crise sont restés impossibles à réconcilier. Les médiations nationale et internationale n’ont rien donné. En empêchant le retour au pays de Lalao Ravalomanana, l’équipe de Rajoelina a fait comprendre que c’est elle qui est aux commandes. En clair, tous les documents signés depuis le début de la crise n’ont en rien permis à rapprocher Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. C’est comme s’il ne s’est rien passé au cours des quatre dernières années. On a beau parler d’apaisement, de réconciliation et de dialogue mais il n’en est rien. Le bras de fer continue. La victoire du « tolona » était, au début, prometteuse, pour certains qui ont cru en la sincérité d’Andry Rajoelina de concrétiser le « changement ». Mais le rêve s’est vite transformé en cauchemar. La victoire du « tolona » s’est traduite très vite en une insécurité grandissante, en une recrudescence des trafics en tout genre, en une augmentation du nombre des pauvres et en une absence de plus en plus flagrante de la liberté d’expression. Bref tout le contraire de ce qui a été promis sur la place du 13 mai, en attendant un nouveau « tolona ».
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