07/03/2013
Il veut faire entendre sa voix. Car on l’écoute rarement. Ou bien, on fait semblant de l’écouter avant de faire le contraire de ce qu’il a dit. Le Premier ministre Jean Omer Beriziky a besoin de faire comprendre qu’il est vraiment le Premier ministre. Mais pas celui que l’on a installé à Mahazoarivo pour amuser la galerie et pour faire plaisir à la Communauté internationale qui a imposé la Feuille de route de sortie de crise en septembre 2011. Le cas de Lalao Ravalomanana fera l’objet d’une réunion avec le chef du gouvernement.
On lui a trop coupé l’herbe sous le pied et le Premier ministre a le droit et le devoir d’en avoir tout simplement marre. Ce que l’on attend de lui, désormais, c’est le poing sur la table. La poigne ! Un Premier ministre est un Premier ministre. Un chef de gouvernement est un chef de gouvernement. Et comme le disait, sans doute à juste titre, Jacques Chirac, « un chef c’est fait pour cheffer ». Sinon il ne sert à rien. Le Premier ministre convoque une réunion. C’est déjà un bon signe. Mais l’essentiel sera qu’il soit écouté et compris. Et surtout, que ses consignes ou ses ordres soient respectés par tous ses subalternes. Très récemment, on lui a fait comprendre que personne n’est obligé de respecter ses recommandations. Un Premier ministre de poigne ne doit jamais admettre cela. Jean Omer Beriziky avait un peu trop l’habitude de dire qu’il « n’était pas au courant ». Ce fut sans nul doute le cas pour « l’ordre » émanant de l’Aviation Civile de Madagascar de ne pas embarquer l’ancienne première dame dans le vol de la compagnie Airlink. Pour un chef de gouvernement qui a donné des consignes pour la concrétisation de ce retour, cela équivaut à un véritable camouflet. Ambohitsorohitra ne facilite pas la tâche du Premier ministre. On n’a jamais cessé de lui mettre les bâtons dans les roues. Mais la réaction du chef du gouvernement a été toujours timorée. Jean Omer Beriziky, en véritable diplomate, a été égal à lui-même. Et ne s’énervait jamais. On peut peut-être parler de « déformation professionnelle ». Le chef du gouvernement n’a jamais suffisamment « cheffer ». Il est temps pour lui de démontrer qu’il est capable de le faire. Dans les règles de l’art. Le moment de « cheffer » est venu pour lui. Sinon on n’aura jamais l’impression qu’il est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. La balle est dans son camp.
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