09/03/2013
Les événements de la localité de Mandritsara retiennent toujours l’attention, malgré le retour progressif à une certaine accalmie dans la région. Des manifestants qui se révoltent contre des représentants de l’Etat, c’est un très mauvais signe. D’autant qu’il s’agissait de membres du gouvernement. Depuis longtemps, on n’avait plus du tout l’impression que le pays est toujours gouverné.
La population a tendance à se faire justice elle-même. Et c’est très mauvais signe. La décadence de la société, depuis le début de la crise politique, est indéniable. Des incidents surviennent à des moments inattendus. Pourtant, la localité de Mandritsara a toujours été paisible. Les émeutes survenues sur place constituent tout simplement une preuve que la population n’éprouve guère le moindre respect à l’endroit des dirigeants actuels. La question de la légitimité se pose de nouveau. Les quatre membres du gouvernement qui se sont rendus à Mandritsara ne pouvaient plus prendre l’avion qui devait les ramener vers la capitale. Ils étaient contraints de prendre la route vers Antsohihy avant de pouvoir s’envoler vers Antananarivo. Les autorités subodorent une manipulation derrière la révolte de Mandritsara. Un maire local a été enquêté. Certains pensent à des dessous politiques. Mais une chose est sûre : la colère était difficile à contenir. La confiance à l’égard des représentants de l’Etat n’existe plus. Cependant, ce genre de mouvement de contestation spontané n’était pas fréquent avant le coup d’Etat de 2009. Des observateurs notent tout simplement que si des événements de ce type apparaissent assez régulièrement, c’est que les dirigeants en place ne disposent plus de la légitimité nécessaire pour gouverner. Mais on peut bien se demander s’ils en sont conscients. On se rappelle en effet qu’à Fort-Dauphin également, des émeutes contre les représentants des autorités publiques avaient éclaté presque spontanément à la suite d’incidents de nature différente. Les signes de décadence sont, en tous cas, de plus en plus nombreux à travers le pays. Le régime de Transition est de plus en plus honni. Mais il faudra encore du temps pour que les hommes bien assis et bien en place dans les différentes institutions de la Transition le réalisent. Quatre ans après le coup d’Etat de 2009, qui était censé apporter une meilleure qualité de vie à la population, tous les indicateurs sont au rouge. Le ras-le-bol est compréhensible. Dans la capitale, la population se trouve dans une phase d’encaissement qui peut encore durer plusieurs mois ou plusieurs semaines. Mais, généralement, quand la coupe est pleine, l’irritation ne peut qu’aboutir à une nouvelle révolution.
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