14/03/2013
Les candidats à l’élection présidentielle pourront bientôt déposer leur dossier de candidature. Une vingtaine de personnalités politiques se sont déjà prononcées sur le sujet.
Le moment est maintenant venu de faire la part des choses entre les véritables acteurs politiques et les farfelus qui ont seulement désiré occuper l’espace médiatique pour un temps déterminé. Si on ne dispose pas en effet des moyens humains et matériels nécessaires pour participer aux élections –d’autant qu’il faut a priori compter deux tours du scrutin- il est inutile de s’aventurer. De manière générale, c’est au moment de payer la caution que les candidats farfelus se désistent. Pourtant, ils savent bien à l’avance que Madagascar a opté pour la sélection par l’argent afin de limiter le nombre de candidats à l’élection présidentielle dans le pays. Si, ailleurs, dans certaines grandes démocraties, ce sont les signatures d’élus à travers le territoire qui permet de déterminer le sérieux et le minimum de poids politique d’un éventuel candidat à l’élection présidentielle, à Madagascar on a choisi de sélectionner à travers le porte-monnaie. Il faut être milliardaire, ou tout au moins disposer de quelques milliards d’Ariary pour être sûr de pouvoir participer à la compétition électorale. Les candidats se préparent maintenant. Mais, dans le même temps, tous ceux qui ne souhaitent pas que ces élections se déroulent dans les conditions actuelles se préparent également. On s’étonne, par exemple, de voir que les attaques à mains armées connaissent une nouvelle recrudescence. La question se pose : qui a intérêt à ce que les élections ne se tiennent pas incessamment ? La réponse à cette question diverge selon le camp politique de ceux qui apportent la réponse. Les formations politiques qui ont déjà désigné leur candidat et qui ont déjà mobilisé les moyens attendent le moment fatidique de se lancer dans l’arène. La plupart de ces partis sont d’autant plus ravis que deux candidats de taille soient déjà exclus de la course, grâce au « ni…ni ». Par contre, les partis politiques qui sont encore handicapés par le contexte actuel ne désirent sans doute pas que le processus avance. La division au sein de la classe politique est une réalité. Normalement, le déclenchement du processus électoral doit faire avancer les choses. Car ceux qui se préparent aux élections, tout comme ceux qui désirent l’empêcher, vont maintenant passer à la vitesse supérieure pour parvenir à leur objectif politique. C'est-à-dire parvenir au pouvoir, pour certains, ou procéder à la table rase, pour d’autres.
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