04/04/2013
Le phénomène d’insécurité sur l’ensemble du territoire dépasse l’entendement. Le Sud de Madagascar est redevenu une zone de guerre. C’est le cas de le dire. Les hélicoptères sont mobilisés pour traquer les « dahalo » qu’il faut quelquefois abattre sur le champ pour simplifier la tache de la Justice. Mais le Sud du pays n’est pas l’unique théâtre d’une scène de guerre. Même la capitale, Antananarivo, est en proie à divers actes de banditisme plutôt inédits. Les malfrats attaquent désormais les hôpitaux. Du jamais vu. Des hommes armés ont ainsi attaqué l’hôpital de Befelatanana. Ils étaient là, certes, pour prendre possession de quelque dizaine de millions de francs et des médicaments tout aussi valeureux.
Mais l’initiative fait beaucoup réfléchir. Le genre humain a en effet déjà pris soin de préserver les hôpitaux des attaques armées, même en temps de guerre. C’est la moindre des choses. La Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre a été établie pour prévenir d’éventuelles agressions sur les hôpitaux en temps de conflit. A en croire que la situation que vit le pays semble ainsi pire que ce que l’on vit en temps de guerre. La notion d’éthique est sans doute inexistante en termes de banditisme. Tout semble permis actuellement. Les braqueurs ne mettent plus de limite à leurs actions. A tel point que même les malades et les mourants sont ciblés, d’une manière ou d’une autre, puisque les médicaments de la pharmacie de l’hôpital de Befelatanana étaient bel et bien destinés aux patients. A quoi vont penser les assaillants quand ils vont devoir revendre les médicaments dérobés? Auront-ils la conscience tranquille ? Ce sont sans nul doute des gens qui n’ont plus la moindre notion de morale. Il s’avère ainsi déplacé de s’interroger sur leur état d’esprit. Le débat devrait plutôt être axé sur les raisons qui ont abouti à cette véritable loi de la jungle. La crise est passée par là. Mais au début du conflit politique dans la Grande Ile, en 2009, personne ne pensait, parmi ceux qui ont décidé de prendre le pouvoir par la force, que la situation allait devenir impossible à contrôler. La question relative à la sécurité relève de la responsabilité entière de l’Etat. Quand le phénomène d’insécurité s’aggrave, on peut dire sans ambages que l’Etat, donc nos dirigeants, a failli à sa mission. Ni plus ni moins. Pas plus tard que dans la nuit du mardi, l’église anglicane des 67ha a été le théâtre d’un cambriolage. Déplorable ! Que les hommes qui prétendent encore gouverner ce pays se ressaisissent. Ou qu’ils démissionnent, tout simplement, s’ils ne se sentent pas à même de maîtriser la situation.
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