09/04/2013
La capitale n’a plus son ancienne réputation de ville frondeuse. Au contraire, elle était bien sage au cours des derniers mois. A plusieurs reprises, pourtant, on a entendu parler de manifestation, souvent violente, dans les autres localités des provinces. La plus récente fronde relayée par les médias est celle menée par plusieurs centaines de paysans dans la région de Menabe. Une jacquerie inattendue. Des paysans sont en colère et ont manifesté devant le bureau de la Direction régionale du développement Rural. Leurs rizières ne sont plus irriguées depuis longtemps.
Ce qui a provoqué la colère. Une manifestation de rue s’en est suivie. La violence était au rendez vous. On parle de plusieurs voitures saccagées. Et de barricades. On se souvient aussi de la colère de la population de Mandritsara, à la suite de l’assassinat d’une religieuse française de 82 ans. La manifestation de rue était quasi spontanée quand des membres du gouvernement voulaient arranger, sur place, la situation de plus en plus tendue. A Fort-Dauphin, il fallait emprisonner les dirigeants de l’association Fagnomba qui ont initié également un mouvement de revendication devenu de plus en plus difficile à contenir. La population, compte tenu du contexte général, tend à manifester violemment sa colère. Elle a l’impression tout simplement que les dirigeants ne l’entendent que lorsqu’elle s’adonne à la violence. Mais en attendant, la population tananarivienne observe. Elle affiche un certain air d’incapacité. La ville frondeuse semble se résigner. Et cela fait l’affaire, au sens propre comme au sens figuré, des dirigeants de la Transition. En 1972, Tanà était à feu et à sang. En 1991 également, les fonctionnaires ont observé sept mois de grève générale. En 2002, les barricades étaient omniprésentes dans les rues d’Antananarivo durant la crise postélectorale. Actuellement, c’est le calme plat. Certains rient sous cape. Mais il s’agit a priori d’un calme avant la tempête. La population tananarivienne est en train de vivre une phase d’encaissement nécessaire à toute révolte populaire. Les gens ne réagissent pas, ils se contentent de constater que plus rien ne va et que ce n’est pas le candidat que le parti présidentiel vient de désigner qui va résoudre les maux actuels du pays. Au contraire. La population d’Antananarivo se contente de constater que le pays est mal géré, et que le nombre des pauvres augmente. Elle attend le moment fatidique. Et la fin de cette phase d’encaissement. On n’attend plus que Tanà pour donner le coup fatal à ce régime de plus en plus impopulaire. Tanà a fait et défait tous les régimes politiques dans le pays. Tout n’est plus que question de temps.
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