12/04/2013
Le tout nouveau président du Conseil national de la Réconciliation (FFM), le général Sylvain Rabotoarison a prêté serment hier. Mais avant même d’être installé officiellement, le président du FMM a été contesté. Une requête au Conseil d’Etat est même attendue dans les prochains jours pour vice de procédure sur le critère de sélection des candidats au poste de président du FFM.
Car si auparavant, il a été convenu que les candidats présélectionnés, passeront un à un devant les 44 membres du FFM, il n’en est pas toujours été ainsi pour tous les postulants où, certains n’ont exposé leur programme que devant 40 ou 42 membres du FFM seulement. Et quand on apprend que ce sera une méthode inédite que l’on va, entre autres, adopter pour relancer le processus de réconciliation dans la Grande Ile, on se pose des questions. En effet, le processus prendra en considération les anciens rituels et pratiques, en vogue dans les différentes régions de la grande Ile, pour promouvoir la réconciliation. Ce ne sera sans doute pas vain d’essayer, étant donné que les hommes politiques, et surtout les protagonistes de la crise n’ont pas daigné honorer leur signature apposée sur des documents rendus public. Mais la plupart des Malgaches semblent sceptiques pour le moment. Le général Rabotoarison réussira-t-il, là où pratiquement tout le monde a échoué jusqu’à présent ? Il ne faut pas se voiler la face. La principale tache sera de réconcilier le président de la Transition et ses amis, d’un côté, et tous leurs adversaires politiques, de l’autre. La réconciliation que l’on veut mettre sur les rails ne pourra jamais contribuer à une véritable sortie de crise pacifique tant que ce ne sont pas les véritables protagonistes qui en sont concernés. Le plus compliqué est que, depuis les dernières années, Marc Ravalomanana n’est plus l’unique adversaire du camp Andry Rajoelina. On a même l’impression actuellement qu’il sera peut-être plus facile de réconcilier Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, plutôt que de réconcilier Andry Rajoelina à ses nouveaux adversaires qui ne sont autres que ses anciens alliés lors du coup d’Etat de 2009. Un certain Charles Andrianasoavina et un certain Noël Rakotonandrasana ne seront peut-être plus jamais prêts à pardonner Andry Rajoelina, en raison des années qu’ils ont passées derrière les barreaux et à cause de tout ce qu’ils ont enduré depuis. De même, chez les politiciens, il ne sera peut-être plus jamais possible de rapprocher Andry Rajoelina à Monja Roindefo ou à un certain Marcellin Razafindrakoto. Ce ne sont que des rares exemples parmi tant d’autres. Mais a priori, plus aucun des anciens alliés de Rajoelina, qui ont décidé de s’opposer à son régime, ne semble prêt à lui pardonner. C’est dire que la tache du FFM est immense. Sans doute, cette institution de la Transition devra coopérer avec d’autres entités qui se consacrent à cet effort de réconciliation pour espérer obtenir quelques résultats.
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