15/05/2013
L’histoire ne le contredira pas. Tous les dictateurs mal aimés de la planète avaient une fin tragique. Mais, curieusement, ces tragédies n’ont jamais servi de leçon à ceux qui s’entêtent à gouverner contre la volonté populaire. Madagascar a ainsi, en terme de gouvernance, connu des vertes et des pas mûrs. Aujourd’hui encore, c’est un président impopulaire, qui ne dispose d’aucune légitimité, qui dirige le pays. Andry Rajoelina règne en maître sans vouloir céder le pas, malgré le rejet total de la majorité de la population. Il ne s’est jamais rendu compte que depuis le début, il n’a jamais eu une véritable onction populaire.
Le président de la HAT a été contesté depuis le jour de son investiture le 21 mars 2009, mais il ne s’en est peut-être pas rendu compte. Tous les présidents qui se sont succédé à la tête de la Grande Ile, ont été, d’une façon ou d’une autre, contestés, mais personne n’a été contesté dès le jour de son investiture comme Andry Rajoelina. Depuis mars 2009, la contestation ne s’est jamais arrêtée. Mais c’est la manière de l’effectuer qui a varié au fil du temps. La manifestation des partisans de l’ancien président, Marc Ravalomanana, ne s’est jamais arrêtée au Magro. C’est le lieu qui a changé. Le meeting était passé d’Ambohijatovo, à Behoririka, en passant par Ankorondrano et Tanjombato. Dans les rues également, malgré les répressions sauvages des militaires pro-Rajoelina, des contestations avaient lieu pour montrer au président de la HAT qu’il n’est pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Des partis politiques, des étudiants, des syndicalistes, des agents de l’Etat, des militaires et même des leaders religieux ont déjà manifesté leur désapprobation vis-à-vis du régime Rajoelina, chacun à leur manière. Jamais un régime politique n’a été autant honni. Mais il pouvait résister à la haine parce que le mouvement de contestation n’a jamais été mené de front, et de manière coordonné, contre le pouvoir en place. Chacun avait exprimé son ras-le-bol dans son petit coin. C’est donc par coup de chance que le régime Rajoelina a pu résister à la désapprobation de la majorité de la population. Ce n’est pas parce que les Malgaches l’ont soutenu. Loin de là. Dans les mois à venir, si la rue n’est pas envahie par ceux qui ont souhaité la chute de ce régime depuis quatre ans, c’est parce que les Malgaches sont restés conciliants. Ils souhaitent que l’élection à venir soit le meilleur moyen de donner un grand coup de pied aux tenants de ce régime qui ont conduit le pays dans le gouffre. Ils pensent, pour le moment, à une fin tragique du dictateur mal aimé à travers les urnes. Ont-ils raison d’y croire ? C’est le temps qui le dira.
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