18/05/2013
Quand on n’est pas capable d’apporter la solution, on est devenu, en soi, le problème. S’agissant de la crise politique malgache, la situation n’a guère évolué depuis quatre ans et demi. Le coup d’Etat d’Andry Rajoelina n’a rien apporté de positif au pays. Quatre ans après sa prise de pouvoir, Madagascar n’a connu aucun progrès. On continue de discuter des modalités d’un véritable « retour à l’ordre constitutionnel ». Le président de la HAT n’a jamais su gérer, comme il se doit, la crise politique dans la Grande Ile.
A tel point que, jusqu’à ce jour, on continue d’être en désaccord avec la communauté internationale, tout en restant, au niveau national, dans une véritable pagaille politique. Andry Rajoelina et ses amis sont au pouvoir depuis plus de quatre ans mais rien n’a changé dans le sens souhaité par les Malgaches. Au contraire. Si en quatre ans, on n’est pas capable d’apporter le changement, il ne faut plus s’attendre à un miracle. On ne peut qu’en conclure que le véritable problème de ce pays, c’est Andry Rajoelina en personne. Tant que c’est lui qui tient les rênes du pouvoir, les Malgaches ne doivent s’attendre à aucune éclaircie. La fin de la crise ne saura ainsi être effective qu’au départ définitif de Rajoelina du pouvoir. De nombreux maux ont été apportés par le régime Rajoelina au pays. L’invasion acridienne qui touche déjà la moitié du territoire national n’est pas bon signe. Le comble est que ce sont les prochains dirigeants qui devront faire face à ce fléau. Insécurité, taux de pauvreté en hausse, essaims de criquets, trafic de bois de rose, trafic d’or et référendum bidon, sans parler, par exemple, des ordures ménagères qui s’amoncellent et des rues mal entretenues, ce sont les choses qui reviennent à l’esprit quand on parle de la gouvernance Rajoelina. Si tant est que l’on puisse encore parler de gouvernance. On ne peut ainsi espérer le moindre changement, tant que c’est l’équipe à Rajoelina qui est au pouvoir. Il doit absolument partir. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Il est temps pour toute l’équipe de plier bagage. Madagascar sera sans doute plus agréable à vivre sans Andry Rajoelina et sa bande. Il aurait dû se contenter de remplir les murs de Tanà du tag de son fameux « Troop Gun’s Val », le TGV des années 90, au lieu d’en faire un parti politique pour prendre le pouvoir par les armes et anéantir la vie des millions de Malgaches. Ce n’est plus les murs de la ville qui en sont souillés maintenant mais tout un pays et tout un peuple.
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