25/05/2013
Demain au plus tard, le président de la Transition, Andry Nirina Rajoelina doit démissionner. La majorité des Malgaches n’attendent plus que cela. En vérité, ils attendent ce départ depuis quatre ans. Car ils n’ont jamais souhaité la prise de pouvoir par l’ancien DJ. La date de l’élection présidentielle est toujours officiellement maintenue au 24 juillet. Ceci dit, tous les candidats qui occupent encore des postes de responsabilité au niveau de l’Exécutif et du parlement doivent déposer leur démission.
Andry Rajoelina en personne est concerné. Il doit démissionner au plus tard demain. Mais il essaie toujours de trouver les prétextes pour ne pas s’exécuter. Il est clair qu’Andry Nirina Rajoelina ne veut, en aucun cas, quitter le pouvoir. Personne ne l’a obligé pourtant à se porter candidat à l’élection présidentielle. Son dossier de candidature déposé en dehors du délai légal a été toutefois accepté par la Cour Electorale Spéciale. Curieusement. Mais cela importe peu. La réalité est que le chef de la Transition a décidé de se porter candidat, et comme tous les autres candidats encore en poste, il doit démissionner soixante jours avant le scrutin. S’il ne démissionne pas le 26 janvier, il est avéré qu’Andry Rajoelina est un homme avide de pouvoir qui ne pense qu’à sa petite personne. L’intérêt supérieur de la nation et l’opinion des Malgaches n’ont aucune importance pour lui. Andry Rajoelina ne pense qu’à ses intérêts politiques et financiers. C’est la réalité. Normalement, un président aussi honni devait s’en aller depuis longtemps de plein gré. D’autant qu’il n’a pas été élu et que la majorité des Malgaches ont souhaité depuis longtemps son départ. Malheureusement, le chef de la Transition s’en fiche. L’opinion de ses concitoyens n’a aucune importance pour lui. Mais il doit savoir que ce genre d’initiative peut lui coûter très cher. Ce jusqu’auboutisme n’est pas la solution à la crise politique actuelle. Pourtant, depuis 2009, c’est la même opiniâtreté qui anime le président de la Transition. Ce n’est toutefois pas en insistant à garder le pouvoir qu’il peut sauver sa réputation. Au contraire. Les Malgaches voient en lui désormais un dictateur prêt à tout pour rester à la présidence. Tant pis si la situation économique du pays s’enlise et tant pis si la crise politique perdure. Les événements actuels importent peu pour le chef du Troop Guns Val. Comme au temps de sa jeunesse, Andry Rajoelina ne fait que ce qui lui plaît. Le pays entier n’attend plus que sa démission pour être tranquille, car on n’est plus à l’époque du phénomène Tag.
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