04/06/2013
Ils étaient partout hier, munis de leur kalachnikov. Et leurs chefs en étaient fiers. Le Centre de Conférence internationale d’Ivato a été transformé en une sorte de bunker gardé par des hommes en treillis. Le fameux conclave s’est transformé en une séquestration déguisée des participants. C’est la force qui a tout régi. Fouille obligatoire à l’entrée, confiscation des matériels de communication et mise à distance des journalistes et de tous les accompagnateurs superflus, et refoulement de ceux qui ne devraient pas y avoir accès, comme les candidats à l’élection présidentielle.
Et dire qu’il s’agit d’une réunion en vue d’une recherche de solution pour les quelques 20 millions de Malgaches. Pauvres d’eux. Ils ne peuvent même pas suivre l’évolution des débats alors qu’ils sont les principaux concernés. On se croirait déjà sous un régime dictatorial dirigé par les chefs militaires. On aurait compris si l’initiative était légitime. Mais on a l’impression que ce sont plutôt les armes qui ont parlé même s’il n’y avait (pour l’instant) aucun coup de feu. Les kalachnikovs étaient bel et bien apparents hier, afin de faire passer un message clair : ici, ce sont les militaires qui commandent et ils doivent être respectés. A l’image du conclave de la chapelle Sixtine du Vatican, les participants étaient injoignables, et les journalistes et les autres accompagnateurs étaient dehors, attendant vainement la sortie d’une… fumée blanche de la cheminée. Ce n’est pas de cette manière, en tout cas, que l’on pourra sortir le pays de la crise. Les participants à ce conclave étaient loin de représenter tous les Malgaches. Ce ne sont pas les chefs d’institution d’un régime de facto, les quelques signataires de la fameuse Feuille de route dont la mise en œuvre n’a jamais été effective, le FFM, le CSC et, encore moins, les chefs militaires, qui peuvent se targuer de représenter le peuple malgache pour lui imposer, par la suite, une solution décidée dans un endroit bouclé par des militaires en armes. La manière des chefs militaires constitue actuellement une véritable atteinte à la liberté. Rien ne permet de croire qu’une solution imposée par les armes puisse mettre un terme à la crise actuelle. Les chefs militaires auraient dû y penser avant d’agir. On comprend mieux maintenant, pourquoi le choix des proches du régime de Transition ont porté sur le général Sylvain Rabotoarison pour diriger le FFM. Car tout doit s’effectuer à la hussarde maintenant. C’est la méthode militaire qui prime. Pourtant, on se souvient qu’en 2009, la bévue des militaires a conduit le pays dans le chaos. Les militaires qui tentent de faire le forcing actuellement, n’ont rien fait à cette époque pour éviter le pire au pays. Ce n’est pas maintenant qu’ils peuvent sortir une solution miracle.
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