13/06/2013
Personne ne veut endosser l’échec de l’organisation de l’élection présidentielle malgache. C’est ce qui explique la valse-hésitation, à tous les niveaux, sur la détermination de la date définitive du scrutin actuellement. C’est une véritable patate chaude. Tous les responsables évitent de se fixer sur la question. Que ce soit au niveau de la Communauté internationale ou au niveau des dirigeants locaux, la prise de décision n’est pas facile. Le Premier ministre, Jean Omer Beriziky, s’est limité à interpeller le ministre de l’Intérieur qui a voulu effectuer un forcing sur ce report.
Mais en définitive, pas de décision. La balle est dans le camp de la Haute Cour Constitutionnelle, qui, à son tour, a préféré trancher sur une « requête aux fins d’annulation de décision associative » au lieu de se pencher tout de suite sur la question relative à l’élection présidentielle, à la suite de la saisine du gouvernement. Le représentant de l’Union Européenne, Leonidas Tezapsidis, estime que la décision du report revient à la SADC et à la CENIT. Un véritable ping-pong. Car la SADC a préféré, de son côté, ajourner la réunion qui devait se pencher notamment sur la situation de Madagascar. Au final, on risque de ne plus s’y retrouver. Une chose est sûre : aucune autre date n’a été officialisée à part celle du 24 juillet. Raison pour laquelle, un représentant de la CENIT a tenu à préciser aux parlementaires du Conseil Supérieur de la Transition que la présidentielle est maintenue à cette date. Il ne devrait pas y avoir de débat, normalement. D’autant que la SADC, par la voix de son Secrétaire Exécutif, s’est déjà opposée à un report de l’élection. Ce qui signifie que les polémiques sur la question, actuellement, ne constituent qu’une autre occasion pour les tenants du régime transitoire de brouiller la carte. Cette approche permet à Andry Rajoelina et à ses amis de détourner l’attention de leur adversaire et de la communauté internationale. Cela leur a permis également de gagner quelques temps supplémentaires au pouvoir. Car plus personne n’a évoqué au cours des derniers jours la nécessité de la démission du chef de la Transition. Une démission attendue pourtant depuis le 27 mai dernier. Ni la CES, ni les autres candidats, encore moins la Communauté internationale n’a évoqué la question. La majorité des Malgaches n’attendent pourtant que cette démission pour être plus tranquille. Car depuis fort longtemps, ils auraient souhaité se débarrasser définitivement de ce président encombrant, au bilan mitigé, mais qui s’accroche injustement à son siège.
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