18/06/2013
En attendant une réaction plus vigoureuse de la part des opposants au régime actuel, le chef de la Transition, Andry Rajoelina, pourra dormir sur ses deux oreilles. Le report des élections semble inévitable. C’était prévisible. Les véritables motifs seront plutôt techniques. Car il est matériellement impossible de tout préparer en un mois. Mais personne ne veut encore l’admettre de manière solennelle. Cela ne tardera sans doute plus à être officialisé, malgré tout, puisqu’il va falloir bientôt se rendre à l’évidence, à quelques jours du début de la campagne électorale.
Evidemment, Andry Rajoelina profitera de la situation. Il a trouvé un nouveau prétexte pour ne pas démissionner tout de suite de la présidence de la Transition. Il n’attendait que cela. On peut même se demander si tout n’a pas été déjà bien calculé à l’avance pour permettre au jeune putschiste de rester aussi longtemps que possible au pouvoir. Depuis l’indépendance, Andry Nirina Rajoelina été ainsi le chef d’Etat non élu qui a le plus duré à la tête du pays. Jamais un président qui n’a pas obtenu l’onction populaire n’a dirigé la Grande Ile durant plus de quatre ans. Sans passer par les urnes, l’actuel chef de la Transition a bénéficié carrément d’un mandat complet pour conduire le pays vers le désastre. Personne n’aurait rouspété s’il a pu améliorer les conditions de vie des Malgaches, s’il a pu construire suffisamment d’infrastructures, ou encore s’il a pu scolariser plus d’enfants que les précédents régimes. Mais au contraire, la situation, dans tous les domaines, a empiré. Il est sans doute temps que, pour mettre un terme au calvaire de la population, tous ceux qui ne sont plus d’accord avec la gouvernance Rajoelina parlent d’une seule et même voix. Tant que l’élection présidentielle n’est pas programmée de manière définitive, le président de la HAT trouvera toujours le meilleur prétexte pour ne pas quitter le pouvoir. Il a en effet affiché, au cours des dernières années, une certaine avidité du pouvoir. Il va falloir de la fermeté pour ses adversaires pour le convaincre de s’en aller. Il ne sera peut-être même plus question de parvenir à le convaincre mais, sans doute, à l’obliger à partir. En attendant les choses sérieuses, Rajoelina profitera au maximum de la situation. Mais en insistant de la sorte, le président de la Transition ne fait qu’attiser la colère d’une frange non-négligeable de la population qui n’attendait plus que son départ, au moins depuis le 27 mai dernier.
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