24/06/2013
La réunion du groupe International de contact sur Madagascar coïncidera avec la fête nationale malgache du 26 juin. Si les responsables du GIC étaient au courant à temps de cette curieuse coïncidence, ils auraient sans nul doute modifié la date de la réunion. C’est en effet sidérant d’apprendre que les partenaires étrangers de la Grande Ile vont prendre des décisions capitales sur l’avenir du pays, et cette réunion se tient le jour de la célébration de la pseudo-indépendance du pays. Il est clair que la célébration n’est que de façade. En raison de la crise, non résolue quatre ans et demi après le 26 janvier 2009, toutes les grandes décisions sur Madagascar seront prises en dehors du territoire.
D’autant que l’un des principaux acteurs de la crise politique est toujours en exil à l’étranger. La situation n’évoluera pas tant que la Communauté Internationale ne prenne des mesures drastiques au sujet des futures élections ou concernant les acteurs de la crise. Le forcing sur l’exclusion des trois candidats, que la Communauté internationale rejette, n’est pas forcément la solution. Car normalement, un véritable combat finit sur un ring. Pourquoi empêcher des adversaires politiques de régler définitivement leurs problèmes dans les urnes ? Mais c’est une autre paire de manche. On peut aussi se demander pourquoi faut-il nécessairement des réunions internationales pour définir la voie vers la sortie de crise pour Madagascar? On constate pourtant que même les membres de la Communauté internationale ne voient plus la situation de la même manière. Même le fameux « ni…ni » a déjà divisé. Et ce qui est plus particulièrement gênant est que cette proposition de solution n’a pu être mise en œuvre étant donné que le président de la Transition a finalement décidé de se lancer dans la course à la magistrature suprême. Certains observateurs ont qualifié d’ailleurs cette option de « victoire de la pensée coloniale ». Car on sait effectivement qui était derrière cette proposition. Mais c’était une vraie-fausse solution. Un certain nombre de Malgaches auraient souhaité départager Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana dans les urnes. A défaut de Marc Ravalomanana, ses partisans ont l’occasion, peut-être, de voter pour l’ex-Première dame. Ce qui a poussé Andry Rajoelina à descendre lui-même dans l’arène. Mais tout cela ne constitue que des fausses pistes. Ni la réunion du GIC, ni la pseudo-élection à venir ne permettra de résoudre la crise. Si la solution est entre les mains de la Communauté Internationale, on n’en serait plus là actuellement. Ce sont les Malgaches eux-mêmes qui devront régler leurs problèmes.
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