25/06/2013
Les Malgaches vont célébrer demain la cinquième fête nationale dirigée par le président de la HAT. Les partisans de Marc Ravalomanana, en particulier, et ceux qui s’opposent, en général, au régime transitoire n’y ont pas pensé un seul instant en 2009. Certains avaient même souhaité le départ d’Andry Rajoelina, de gré ou de force, avant le 26 juin 2009. Il y avait une petite chance de « neutralité » de la célébration de la fête nationale, cette année. Mais on savait depuis le début que c’était un leurre.
Les chefs militaires voulaient présider eux-mêmes la parade de Mahamasina, mais l’effet d’annonce visait juste à amadouer la foule et la classe politique, car la grogne commençait à gagner du terrain. Maintenant qu’un semblant d’accalmie est revenu, puisque seul Vahombey et Laza Razafiarison ont pris l’initiative d’une descente dans la rue, Andry Rajoelina et les chefs militaires sont libres comme l’air. Ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent, face à une opposition veule et trop amorphe pour « secouer le cocotier ». Andry Rajoelina est candidat à l’élection présidentielle, il ne retirera pas sa candidature. Il reste président de la Transition, car le scrutin est reporté sine die. Il va présider les festivités du 26 juin, contrairement à cette annonce qui visait à « hypnotiser » les opposants. Tout comme les militaires, complices du chef de la HAT depuis le début, Andry Rajoelina est désormais libre comme l’air. Et ce n’est pas la réunion du Groupe International de Contact qui va l’empêcher de poursuivre son petit bonhomme de chemin. On peut désormais se poser la question si l’élection va avoir lieu cette année. Les chances s’amenuisent en tous cas. Tout ce qui a été dit au sujet de la présidentielle ne constitue également qu’un leurre. Tous ces baratins sur la fête nationale, sur les élections et sur la Communauté internationale n’avaient qu’un seul but : la prolongation de la Transition version Andry Rajoelina. On lui a donné toutes les chances de rester au pouvoir, le temps qu’il veut. Tout a été écrit à l’avance. Marc Ravalomanana savait sans doute en 2009 qu’Andry Rajoelina allait diriger le pays durant tout un mandat. La Communauté internationale aussi. Les Malgaches qui n’ont pas voulu de cette transition transformée en mandat présidentiel ne le savaient pas. Ils sont déçus. Le dindon de la farce, c’est eux. Mais malheur, sans doute, à ceux qui croient que cette situation peut durer une éternité. Les Malgaches sont réputés pour leur patience légendaire, mais quand le « kapoaka » sera plein, il faudra que tous ces hommes bien assis bien en place se méfient…
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