29/06/2013
Le Sommet à quatre, tant prôné par les chefs d’église du FFKM aura sans doute lieu tôt ou tard. Il reste à définir les modalités et les circonstances de sa mise en œuvre. L’impasse politique actuelle oblige en effet les principaux concernés à trouver une nouvelle issue de secours. Raison pour laquelle les Chefs d’église y tiennent plus particulièrement. Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina doivent se rencontrer. Peu importe le moment et le contexte. Ces quatre individus ont joué un rôle majeur dans l’évolution de la crise actuelle et dans les crises passées, dans la Grande Ile.
Ils sont souvent qualifiés de « has-been » mais leur influence est restée intacte au niveau d’une frange importante de la population et de la classe politique malgache. Le Sommet des quatre anciens et futurs anciens chefs d’Etat devra avoir lieu. Ils ont le devoir de s’entendre sur une voie à suivre pour sortir le pays de la crise actuelle. Réconcilier ces quatre hommes n’est pas nécessairement possible, mais les réunir autour d’une table pour s’entendre sur un processus de sortie de crise est tout à fait réalisable. Et les techniciens qui collaborent, depuis un certain temps, avec les chefs d’église du FFKM en sont déjà persuadés. Il suffit, par exemple, que Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, ainsi que les quatre chefs d’église, s’entendent sur la désignation d’une personnalité qui devra détenir les pleins pouvoirs afin de mener le pays vers des élections crédibles, pour résoudre en grande partie la crise politique malgache. La résolution de la réunion initiée par le FFKM, en début mai, va déjà dans ce sens. Mais ce n’est pas l’unique décision à prendre. Certes. Mais il est également à portée de tous de définir les autres moyens de parfaire la sortie de crise. C’est sans doute le statut d’Andry Rajoelina qui pose problème. Il est resté le président de facto du pays. Il se sent sans nul doute plus important, et en position de force, par rapport aux trois ex-chefs d’Etat du pays. Mais il se trompe s’il espère brandir ce statut pour refuser un compromis. Car tout le monde - la classe politique et la Communauté internationale - admet que le pays et ses dirigeants se trouvent bel et bien dans une impasse. Et la principale victime, en cas d’absence d’une solution concertée, sera Andry Rajoelina et ses proches amis et collaborateurs. Raison pour laquelle ses adversaires préfèrent jouer la carte du pourrissement. Le souci d’Andry Rajoelina est sans doute qu’il soit contraint de s’effacer en cas d’un Sommet à quatre. Un dilemme, il est vrai. Donc, à prendre ou à laisser.
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