09/07/2013
Les chefs d’église du FFKM ne vont point abandonner le processus qu’ils avaient initié depuis quelques mois. Le Sommet des quatre chefs d’Etat malgaches ne pouvait se tenir, les 3 et 4 juillet, en raison de l’impossibilité pour Marc Ravalomanana de retourner au pays, mais le FFKM planche déjà sur un nouveau plan pour la réussite de la rencontre. Des concertations se tiennent discrètement à plusieurs niveaux, afin de réaliser la réunion entre Andry Rajoelina, Didier Ratsiraka, Albert Zafy et Marc Ravalomanana. C’est cette rencontre qui permettra, d’après la philosophie du FFKM, de « réconcilier » les principaux acteurs de la crise politique malgache.
« Réconciliation d’abord, Sortie de crise après », c’est le leitmotiv des chefs d’église qui se basent sur des principes chrétiens pour mettre un terme au conflit politique actuel. La tenue du Sommet a été entravée par l’entêtement des chefs militaires et d’Andry Rajoelina qui se sont opposés au retour de l’exilé d’Afrique du Sud. Marc Ravalomanana a été empêché par les autorités de revenir à Antananarivo. Il suffisait d’un coup de téléphone suivi d’un e-mail pour empêcher l’ex-président de prendre l’avion. Résultat : pas de sommet à quatre. Le FFKM juge toutefois nécessaire la tenue de cette rencontre. Tout devient plus clair en tout cas : c’est Andry Rajoelina et les chefs militaires, qui le soutiennent depuis quatre ans et demi, qui constituent le véritable blocage à une sortie de crise dans la Grande Ile. Ce sont eux qui continuent d’agir de façon unilatérale, en sabotant le Sommet entre l’actuel chef de la Transition et les trois anciens présidents de la République. S’ils avaient d’autres solutions à proposer, personne n’aurait rouspété. S’ils pouvaient parvenir à résoudre les problèmes du pays, les observateurs n’auraient rien à dire. Mais la situation réelle est révoltante. En effet, Andry Rajoelina et les chefs militaires sont incapables de résoudre la crise. Ils ont détruit la vie socioéconomique du pays. Leur politique a contribué à augmenter le nombre des pauvres à Madagascar et à déscolariser des centaines de milliers d’enfants. En clair, un bilan désastreux. Mais, dans le même temps, ils refusent un compromis. La logique veut que des dirigeants incapables de redresser un pays s’en aillent. Mais Andry Rajoelina et les militaires agissent autrement. Ils échouent sur tous les plans, mais ils ne veulent pas quitter le pouvoir. Ils imposent leur « loi ». Celle du plus fort. Mais l’Histoire, qu’ils le sachent, ne leur donnera jamais raison s’ils continuent à agir de la sorte.
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