12/07/2013
Des fonctionnaires sont mécontents. Ils montent au créneau. La présence à Madagascar d’une délégation de la Communauté Internationale n’y changera rien. Les médiateurs arrivent et s’en vont, mais le quotidien des Malgaches est le même. Les fonctionnaires tiennent à exprimer leur ras-le-bol. Ce n’est pas la première fois que des agents de l’Etat formulent ainsi une revendication. Quelques centaines de personnes se sont rassemblées devant le ministère de la Fonction publique pour exprimer leur mécontentement. Depuis le début de la Transition, en 2009, c’est bien la énième fois que des agents de l’Etat manifestent de la sorte. En tout cas, le ministère de la Fonction publique a été complètement paralysé. Et c’est toujours ainsi.
Il est question de revendication sociale, notamment de l’alignement de la grille indiciaire pour les fonctionnaires. C'est-à-dire que ceux qui ont le même diplôme et la même catégorie au sein de la Fonction publique devraient jouir du même traitement. Une lutte de longue haleine. Mais peut-être aussi un prétexte, juste pour faire éclater au grand jour l’insatisfaction. De multiples grèves ont eu lieu depuis la prise du pouvoir par Andry Rajoelina en 2009. De nombreux secteurs ont été concernés, et des fonctionnaires issus de différents corps ont déjà manifesté. On peut citer les magistrats, les médecins, les paramédicaux, les enseignants chercheurs, les Inspecteurs d’Etat, les agents de la Banque Centrale etc. Toutes ces revendications et ces grèves ont constitué un signe de malaise. En dehors de la Fonction publique, des transporteurs, des étudiants et des journalistes ont également exprimé des griefs au cours des dernières années. En vérité, le mécontentement est quasi généralisé. Si la véritable explosion sociale n’a pas encore eu lieu, c’est en raison de l’incapacité de la population de se mobiliser, pour différents motifs. Mais pas en raison d’une satisfaction à l’égard du régime transitoire. La réaction vigoureuse des agents de l’Etat pourrait toutefois provoquer des difficultés énormes. De plus en plus de mécontents souhaitent parvenir à un blocage de la machine administrative. Et ce genre de mécontentement ne fait que contribuer à l’enlisement de la situation, politique, social et économique du pays. Si le régime transitoire a un minimum de bon sens, il aurait déployé tous les moyens nécessaires pour répondre aux attentes des agents de l’Etat, en particulier, et de la population en général. Mais les dirigeants de la Transition voyaient la situation d’une autre manière. Ils continuent de faire la sourde-oreille jusqu’à présent, sans jamais mesurer les conséquences futures de leur irresponsabilité.
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