13/07/2013
A l’allure où vont les choses, le pays ne sortira pas sitôt de la crise politique. Les Malgaches auraient pu s’en ficher complètement si cette interminable lutte de pouvoir n’avait pas influé sur leur vie quotidienne. Mais tout le monde sait bien que la crise a des conséquences néfastes sur le revenu des ménages et sur la qualité de vie de la population. Malheureusement. Sans les quelques entreprises qui parviennent encore à créer des emplois et à contribuer à améliorer la vie quotidienne d’une certaine catégorie de la population, la situation aurait pu être encore plus dangereuse.
Ces quelques entreprises continuent de payer le salaire d’une frange de la population urbaine. Elles continuent de verser des impôts pour que les fonctionnaires soient encore payés. Mais il ne faut jamais oublier que cette interminable crise continue aussi de faire des victimes. Depuis la suspension des aides internationales, l’économie locale tourne au ralenti. On parle souvent « d’insuffisance d’injection d’argent » pour faire vivre l’économie. Les grands chantiers sont effectivement inexistants, et même la réhabilitation des quelques infrastructures dont le pays dispose a du plomb dans l’aile. Une partie de la population est privée de revenu, qu’on le veuille ou non. Mais les petites galères de tous les jours, les acteurs politiques et les médiateurs internationaux les ignorent. Ils n’y accordent aucune importance et ils continuent de s’enfermer dans leur naïveté. Les médiateurs « vazaha », en bon sbires et en parfaits paternalistes, pensent que des nouvelles sanctions vont permettre de résoudre le problème. Ils sont persuadés également que les élections, dans des conditions minables, vont permettre de sortir Madagascar de la crise. Dans leur suprême naïveté, ils n’ont tiré aucune leçon du cas ivoirien et du récent cas égyptien, devenu le nouveau nœud gordien pour le continent. De leur côté, les opposants à Andry Rajoelina se sont contentés d’un partage de gâteau, plus qu’irréaliste, qui ne pouvait guère améliorer la situation sur le terrain. La signature de la Feuille de route n’a rien modifié. Elle a juste permis d’intégrer dans un système déjà pourri, des hommes qui étaient, auparavant, en dehors. Aujourd’hui, l’opposition compte sur une élection plus qu’hypothétique pour tenter de renverser la vapeur. Une naïveté suprême. Andry Rajoelina va les faire tourner en bourrique. Il s’y amuse depuis quatre ans. Mais lui aussi, il est resté aussi naïf que ses adversaires. Après avoir monopolisé le pouvoir depuis 2009, il croit que tout lui est permis. Sa naïveté rappelle celle de tous les dictateurs de la planète qui pensaient qu’ils pouvaient régner éternellement. Tel Hitler, dans son bunker de Berlin.
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