15/07/2013
En 2009, la place de la démocratie a été inaugurée en grande pompe. En 2013, il est interdit à des politiciens d’organiser des rassemblements dans un lieu privé. Qui se sent morveux se mouche. Chacun a sa façon de voir et de comprendre ce qu’est la liberté.
Il y a quatre ans et demi, la consécration de la place de la démocratie a été censée promouvoir la liberté d’opinion et de réunion dans la capitale en particulier. Maintenant, il ne reste plus rien des beaux discours prononcés sur la place d’Ambohijatovo, un certain 17 mars 2009. Les gens ont réclamé la possibilité de s’exprimer et, pourquoi pas, de contester librement. Ils ont exigé la liberté d’opinion. Aujourd’hui encore, des Malgaches revendiquent la liberté politique. Mais les dirigeants brandissent la liberté de rester au pouvoir, même sans l’assentiment de la population. Ils revendiquent la liberté d’être tranquilles, sans la moindre contestation. A chacun sa liberté. Pour le moment, tout a l’air de bien fonctionner, chez les dirigeants de la Transition. Aucune manifestation d’envergure n’est prévue à court terme. L’opposition n’est pas entièrement solidaire pour « secouer le cocotier ». Chaque camp a choisi de contester à sa manière. Les partisans de Marc Ravalomanana sont restés sur la place du Magro, et attendent sagement la tenue d’une élection présidentielle qui a très peu de chance d’être organisée à bref délai. D’autres nouveaux opposants ont choisi la manière plus forte, mais ils semblent mal compris pour le moment. Ils continuent malgré tout de revendiquer la liberté de contester, et de dire NON aux dirigeants actuels, en général, et à Andry Rajoelina, en particulier. Ils revendiquent cette liberté, car ils sont persuadés que tant que le régime actuel continue de berner la population et de tourner en bourrique les hommes politiques du pays, il n’y aura rien à espérer. Il n’y aura pas d’élection, il n’y aura pas de président élu et il n’y aura pas de développement. Tout ce qui a été dit depuis 2009 n’a été que des balivernes. Des histoires à dormir debout. On a promis la liberté, la démocratie et des meilleures conditions de vie. Tout a été oublié, une fois Andry Rajoelina et ses amis parvenus au pouvoir. Des emplois ont été perdus, le nombre des pauvres a augmenté, le revenu de beaucoup de ménages ont régressé etc. Raison pour laquelle, des gens continueront, jusqu’à la fin, de réclamer plus de liberté, plus de démocratie et plus de développement. Quel qu’en soit le prix.
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