23/07/2013
Des manifestations politiques ont été organisées dans la capitale et d’autres sont déjà programmées. Malgré quelques balbutiements, tout ceci exprime un profond sentiment de ras-le-bol. L’explosion de quelques grenades lacrymogènes dans le centre de la capitale signifie toujours que le pays, après quatre ans et demi de crise politique, n’a pas encore retrouvé le chemin du véritable apaisement. Quand un régime politique sent le besoin de se faire protéger par des hommes en armes, c’est que la véritable stabilité politique est loin d’être une réalité.
Pourquoi fallait-il mobiliser des militaires à Analakely et ses environs, par exemple, hier de bonne heure ? Au niveau national, comme au niveau international, ça sent la pagaille depuis quelques jours. Le régime de transition a du mal à s’entendre avec les membres de la Communauté internationale. Raison pour laquelle Andry Rajoelina devait se rendre, dare-dare, à Dar Es Salam pour rencontrer le président tanzanien Jakaya Kikwete, qui assure actuellement la présidence tournante de la troïka de la SADC. Le président de la Transition a assuré qu’il veut rencontrer le président Kikwete afin de discuter entre chefs d’Etat. Son leitmotiv est le même : la défense de la souveraineté nationale. C’est un combat que Rajoelina devra mener vis-à-vis de la Communauté Internationale qui veut son retrait de la prochaine élection présidentielle. Le déplacement du président en Tanzanie n’est pas sans lien avec sa récente riposte aux exigences de la SADC et des partenaires étrangers de Madagascar. Il a envoyé une lettre au Commissaire en charge de la Paix et de la Sécurité au sein de l’Union Africaine, Ramtane Lamamra. Une lettre dans laquelle Rajoelina spécifie son refus d’une récente proposition établie en sept points. Le chef de la Transition devra ainsi faire face à deux fronts : la contestation des groupements politiques de l’opposition, à Antananarivo, et la pression de la Communauté Internationale. Le président de la HAT perd ainsi son temps à gérer les bisbilles politiques et sa divergence de point de vue avec la Communauté Internationale. Dans ces conditions, il y a peu de chance que le locataire d’Ambohitsorohitra puisse avoir le moindre temps pour s’occuper du quotidien du citoyen lambda et du développement du pays. Andry Rajoelina continue de gérer tant bien que mal la crise qu’il a lui-même engendrée en provoquant le coup d’Etat de 2009. Si en quatre ans et demi de pouvoir sans partage, il a pu faire avancer le pays sur les plans socioéconomique, politique et diplomatique, les gens n’avaient plus rien à dire. Mais maintenant que rien n’a été résolu, il doit s’attendre à une véritable pagaille.
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