25/07/2013
La situation politique dans la Grande Ile connaît une nouvelle effervescence en raison d’une interminable crise qui tarde à être résolue. La grogne monte d’un cran chez les acteurs politiques. Plusieurs groupements se sont mobilisés pour dénoncer et pour contester les actions et les initiatives du régime de Transition. La Cellule de crise a haussé le ton. Ses membres ont appelé à une mobilisation pour faire tomber Andry Rajoelina qu’ils jugent incapable de résoudre les maux du pays.
Les syndicats de fonctionnaires n’ont pas arrêté également de dénoncer les injustices. Tout récemment, le MMFF a aussi appelé à un sursaut pour condamner les dérives du pouvoir en place. Mais, dès hier, un candidat a été emprisonné pour avoir manifesté sur la place publique. Laza Razafiarison a été incarcéré, alors que la manifestation qu’il a organisée à Analakely ne représentait pas véritablement une menace, ni pour la sécurité publique, ni pour l’Etat. Le parti Avotra ho an’ny Firenena a en effet réuni à peine quelques centaines de personnes mais son leader a été sauvagement interpellé. Maintenant, les organisateurs d’un meeting à Ambohijatovo, ce samedi, se trouvent déjà dans le collimateur des forces de sécurité. C’est carrément un Etat policier qui a été érigé par les putschistes de 2009. Militaires et civils confondus. C’est uniquement cet Etat policier qui leur a permis de rester au pouvoir au cours des dernières années. On se rappelle de l’arrestation musclée de Manandafy Rakotonirina et de ses proches collaborateurs au Carlton en avril 2009. Cet incident est analogue à l’interpellation barbare du candidat Laza Razafiarison à Analakely cette semaine. On n’oublie pas encore non plus les nombreux militaires qui sont encore sous les verrous actuellement. Tous les prisonniers politiques ne sont pas encore libérés, mais d’autres les rejoignent derrière les barreaux. Andry Rajoelina sait en effet que seul cet Etat policier lui permet de sauver son trône. Il ne peut pas compter sur le soutien populaire pour perdurer au pouvoir. La majorité des Malgaches ne l’ont jamais apprécié. Les élections ne constituent pas non plus une solution pour lui. Au contraire. Raison pour laquelle, les autorités ont toujours trouvé de bonnes raisons de ne pas tenir ces consultations populaires. Dans les semaines et les mois à venir, ce sera toujours l’Etat policier qui permettra à Rajoelina de ne pas tomber comme un fruit mur. Et revoilà les militaires qui vont au devant de la scène, pour tenter d’étouffer toute velléité d’opposition. Les citoyens ont tout compris. Le changement, ce n’est pas pour demain.
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