31/07/2013
La situation politique est toujours dans l’impasse alors que le ras-le-bol se fait sentir de plus en plus, un peu partout à travers le pays. Le calme règne, mais, a priori, il s’agirait d’un calme avant la tempête. La répression a des limites, partout ailleurs dans le monde, et en tout temps. Pour être tranquille au trône, il ne suffit pas toujours de menacer des opposants essoufflés et en mal d’organisation pour contrer un régime déjà honni par la majorité de la population.
En vérité, la frustration risque de déboucher sur une colère dangereuse. Des observateurs avertis sont ainsi déjà convaincus actuellement qu’à un moment inattendu, un sursaut pourrait tout faire basculer. Ça sent la poudre. Car dans des cas similaires, au niveau de nombreux pays, l’amertume, suivie d’une désespérance, comme actuellement dans la Grande Ile, est généralement suivie d’actes violents. En Centrafrique, les gens en avaient assez de François Bozizé, mais ils ne pouvaient pas agir en conséquence et les rebelles de la Seleka était entrée en action au début de cette année. La même situation a été vécue dans l’ancienne Zaïre, quand, avant de rétablir la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, le père de l’actuel président Joseph Kabila, a pris les armes. Il a chassé du pouvoir un autre ancien baroudeur, Mobutu Sese Seko, qui a dirigé le pays d’une main de fer durant 32 ans. De nombreux autres dirigeants de la planète étaient contraints de sortir par la petite porte en raison de leur entêtement et à cause de leur refus d’écouter la voix de la rue. Dans certains cas extrêmes, les réactions violentes à la suite de plusieurs années de rancœur débouchent sur l’élimination physique des anciens dirigeants, pour ne citer que le cas de Modibo Keïta au Mali en 1976, ou plus récemment, Mouammar Kadhafi, en Libye. Les Malgaches n’envient pas ce genre de violence. Les assassinats de dirigeants sont considérés comme aux antipodes de l’esprit du Fihavanana et du concept de respect envers les Raiamandreny. Raison pour laquelle, les tueurs du Roi Radama II, en 1863, avaient pris la peine de ne pas verser son sang. L’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava, le 11 février 1975, a été toujours considéré comme un véritable sacrilège par de nombreux Malgaches. Mais, malgré ce pacifisme, le pays n’était pas toujours à l’abri du recours aux armes pour mettre un terme à un régime contesté. On se souvient de 1972, de 2002 et de 2009. Les interventions armées ne se ressemblent pas, mais on peut conclure que quand un groupe à même de renverser la vapeur prend conscience du danger pour le pays, il agit. Il faut se méfier de l’eau qui dort.
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