07/08/2013
C’est aujourd’hui que les magistrats Malgaches vont désigner leurs représentants au sein de la nouvelle Cour Electorale Spéciale. Finalement, les candidats étaient suffisamment nombreux. Les raisons peuvent être multiples. On peut le deviner facilement. Certains en ont assez de l’impasse actuelle et souhaitent contribuer à la recherche de solution durable à la crise politique malgache. D’autres, peut-être, s’intéressent au prestige et pensent plutôt aux avantages matériels que cette nouvelle fonction leur procurera.
Quoi qu’il en soit, les nouveaux membres de la CES auront une mission plus que difficile. La réaction du Syndicat des magistrats de Madagascar donne quelques indications sur la complexité de la mission de la CES. Le SMM réitère l’importance de « l’autorité de la chose jugée ». Autrement dit, le syndicat des Magistrats s’oppose à une éventuelle initiative contraire aux décisions antérieures, prises par les anciens membres de la CES. Plus prosaïquement, il est hors de question, selon la logique de ces magistrats, de publier une nouvelle liste des candidats à l’élection présidentielle malgache. Sans vouloir se mêler de la politique politicienne, le SMM s’en tient à des principes de droit. Il est également inconcevable, d’après toujours le SMM, que l’on procède à des sanctions à l’égard des anciens membres de la Cour Electorale Spéciale. Pourtant, les « médiateurs » internationaux avaient clairement réitéré que la nouvelle CES va « sortir » une nouvelle liste des candidats à la présidentielle. C’est comme si la nouvelle liste elle-même a été déjà établie et qu’elle sera par la suite présentée aux membres de la CES qui vont se contenter d’apposer leur signature. Mais ce ne sera sans doute pas de cette manière que tout le problème va se régler. La Communauté Internationale devra sans doute mettre un peu d’eau dans son vin. Quelque soit la conviction intime des magistrats qui vont intégrer la CES, il est quasi certain que les nouveaux membres ne comptent point transformer cette institution en une simple boîte aux lettres. Si les magistrats malgaches vont se contenter de répondre favorablement aux injonctions des émissaires de la Communauté Internationale, il va falloir penser à fermer l’école nationale de la magistrature. Et il nous suffira de confier la résolution de la crise malgache à un cabinet d’arbitrage international. Mais ce n’est pas le souhait de la majorité des Malgaches. Autrement, les médiateurs internationaux ont volontairement pris l’initiative de se moquer des magistrats malgaches, pour ne pas évoquer une expression bien plus vulgaire. Et, a priori, les magistrats, quelque soit les erreurs commises par le passé, ne sont pas près de l’admettre.
Madagascar est convoité. C’est une certitude. Par rapport à des conflits survenus dans d’autres pays, pour ne citer que la Syrie, la crise malgache paraît minime. Mais sur le continent africain, Madagascar est ... Lire la suite
Sociétés civiles, institutions de la transition, gouvernement, candidats, après les forfaits perpétrés en toute impunité par certains candidats, ont enfin décidé de monter au ... Lire la suite
Tous les indicateurs sont au rouge. Le bilan socio-économique du régime de Transition le condamne déjà. Des anciens travailleurs dans des usines sont condamnés actuellement à la prostituti ... Lire la suite
Andry Rajoelina n’a pas l’intention de capituler, face à la pression internationale. Il refuse de ne pas se porter candidat. Il ne veut pas emboîter le pas à son principal rival, Marc Ravalomanana. Ce n’est pas ... Lire la suite
Pas grand monde ne fait confiance aux autorités actuelles pour mener jusqu’au bout le processus électoral en cours. Le projet de réconciliation et le pacte de non agression initiés par le FFM n’emballen ... Lire la suite
La campagne électorale devait démarrer dans douze jours exactement. La précampagne bat son plein effectivement. Mais personne n’est toujours sûr que le calendrier électoral soit maintenu. Surtout ... Lire la suite
« Les ordres doivent être exécutés sans hésitation ni murmure ». On le dit souvent. Mais on dit aussi que « le refus à des ordres illégaux est un devoir ». Ce qui es ... Lire la suite
Les élections ont cette fois-ci beaucoup plus de chance de se tenir. Notamment, à la suite du forcing de la Communauté Internationale en général et de la SADC en particulier, qui a soigneusement ... Lire la suite
Un tel candidat, rassembleur, un autre de l’unité, un autre encore d’ouverture, etc… A voir tous ces titres que les journaux attribuent à tous ces candidats, on a l’impression que lors du scrutin, l’électorat ... Lire la suite
Un pas de plus vers les élections peut-être. La réunion initiée par le FFKM en début mai a préconisé le report des élections, mais, aujourd’hui, les chefs d’église ne s ... Lire la suite
Visiteurs
610.839