21/11/2012
Le pays est trop mal gouverné. Il est grand temps pour les dirigeants de la Transition de plier bagage. Car on ne peut pas sacrifier autant, pendant trop longtemps, la vie d’une nation. Les Malgaches sont au bord de la révolte. Il a fallu que les gens le crient dans la rue, mais pas encore lors d’une manifestation de mécontentement, pour que quelques têtes pensantes de la Transition s’en rendent compte.
La grève des transporteurs urbains a chamboulé le quotidien des habitants de la capitale. C’était le désordre total, du matin jusqu’au soir. A se demander si le pays, et plus particulièrement la capitale, compte encore des dirigeants, conscients et responsables de leur véritable mission. Le peuple était dans la rue, en train de réfléchir sur son triste sort. Si les responsables concernés étaient capables de régler les problèmes au moment opportun, cette grève de trop n’avait pas lieu. Certains étaient contraints de marcher sous un soleil torride. D’autres étaient obligés d’attendre trop longtemps au niveau des arrêts bus où de plus en plus d’individus s’agglutinaient à mesure que le temps passait. Les dirigeants de la Transition ont fait vivre une journée sans taxi-be, hier, à la population d’Antananarivo. En tous cas, les véhicules de transport en commun étaient rarissimes par rapport au nombre d’usagers qui en avaient besoin. L’unique solution était, dans certains cas, la marche à pied, ou le taxi-ville pour ceux qui en avaient les moyens. Les habitants d’Antananarivo qui ont leur propre véhicule étaient également punis. Curieusement, la grève des transporteurs a provoqué un embouteillage monstre dans le centre de la capitale. Cette grande confusion est à l’image même de nos dirigeants. Depuis trois ans, ils ont démontré leur limite et leur impéritie à gouverner correctement le pays. Ils n’ont jamais admis leur incompétence. Il faut toujours des incidents graves de ce genre pour rappeler à tout le monde que le pays est gouverné par des dirigeants incapables. Ils n’ont pas vu venir cette grève. Pourtant, depuis longtemps, les transporteurs ont fait comprendre qu’il y a des problèmes qui méritent des solutions rapides et efficaces. Ainsi, les dirigeants de la Transition se sont toujours illustrés par leur incapacité à régler comme il se doit, les difficultés que le pays traverse : le phénomène dahalo dans le Sud a été trop mal géré, la crise politique est restée entière, et sur le plan social, le transport public est devenu ingérable. On a comme une impression que le pays s’achemine inéluctablement vers le chaos. En attendant un véritable « rétablissement » de l’ordre.
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