23/11/2012
La Communauté internationale nous a fait tourner en bourrique dans sa médiation sur la crise politique malgache. Voila bientôt quatre ans qu’elle a tout essayé sans pouvoir mettre un terme au calvaire de la majorité de la population qui en a plus qu’assez de cette interminable crise. C’est vrai que sous d’autres cieux, la crise a duré beaucoup plus longtemps, pour ne citer que le conflit préélectoral et postélectoral en Côte d’Ivoire, de 2002 à 2010, ou la dictature des colonels en Grèce, de 1967 à 1974.
Mais la Grande Ile n’est ni la Cote d’Ivoire, ni la Grèce. Depuis 1972, la capacité de résistance des Malgaches à un bras de fer politique est de sept mois au maximum. En 1991, le taux de croissance économique de -7%, a pratiquement obligé tous les protagonistes de la crise à s’entendre. Après le mouvement de 1972, il a fallu trois ans, certes, pour avoir un pouvoir stable dans le pays, mais la revendication populaire proprement dite a connu un bémol quand Philibert Tsiranana a décidé de remettre les pleins pouvoirs au général Ramanantsoa le 18 mai de la même année. Le conflit politique n’était pas terminé mais au moins la stabilité était acquise, notamment à la suite du référendum du 8 octobre 1972 qui confie les pleins pouvoirs à Ramanantsoa. Jamais une crise politique n’a duré quatre ans chez nous. La médiation internationale ne s’est sans doute jamais donnée à fond pour régler le cas malgache. Au contraire. Et c’est plutôt normal, car elle a d’autres chats à fouetter. Madagascar n’est pas le centre du monde, même si c’est potentiellement un pays exportateur de pétrole et de gaz. On a vu beaucoup de gens, de nationalités différentes, essayer de trouver une solution à la crise. Mais en vain. Le prochain refait ce que le premier venu a déjà fait, et ainsi de suite. Actuellement, ce sont les Tanzaniens, à la tête de la SADC, qui tentent leur chance. Ceux-là sont réputés coriaces. En 1979, quand des militaires tanzaniens ont introduit l’ancien président chassé du pouvoir, Milton Obote, en Ouganda, la chute du dictateur militaire Idi Amin Dada, qui n’était que le tombeur du premier et son ex-chef d’état-major, était irréversible. Les Tanzaniens remporteront-ils la palme pour la crise malgache ? Le ministre tanzanien des affaires étrangères est en tous cas à Paris, pour évoquer notamment le cas malgache. Pourquoi à Paris d’ailleurs ? Les Tanzaniens sont pourtant bien des anglophones. Une nouvelle manière de nous tourner en bourrique ? Nous les attendons à l’œuvre, en tous cas, les hommes de Jakaya Kikwete. Qui vivra verra.
Madagascar est convoité. C’est une certitude. Par rapport à des conflits survenus dans d’autres pays, pour ne citer que la Syrie, la crise malgache paraît minime. Mais sur le continent africain, Madagascar est ... Lire la suite
Sociétés civiles, institutions de la transition, gouvernement, candidats, après les forfaits perpétrés en toute impunité par certains candidats, ont enfin décidé de monter au ... Lire la suite
Tous les indicateurs sont au rouge. Le bilan socio-économique du régime de Transition le condamne déjà. Des anciens travailleurs dans des usines sont condamnés actuellement à la prostituti ... Lire la suite
Andry Rajoelina n’a pas l’intention de capituler, face à la pression internationale. Il refuse de ne pas se porter candidat. Il ne veut pas emboîter le pas à son principal rival, Marc Ravalomanana. Ce n’est pas ... Lire la suite
Pas grand monde ne fait confiance aux autorités actuelles pour mener jusqu’au bout le processus électoral en cours. Le projet de réconciliation et le pacte de non agression initiés par le FFM n’emballen ... Lire la suite
La campagne électorale devait démarrer dans douze jours exactement. La précampagne bat son plein effectivement. Mais personne n’est toujours sûr que le calendrier électoral soit maintenu. Surtout ... Lire la suite
« Les ordres doivent être exécutés sans hésitation ni murmure ». On le dit souvent. Mais on dit aussi que « le refus à des ordres illégaux est un devoir ». Ce qui es ... Lire la suite
Les élections ont cette fois-ci beaucoup plus de chance de se tenir. Notamment, à la suite du forcing de la Communauté Internationale en général et de la SADC en particulier, qui a soigneusement ... Lire la suite
Un tel candidat, rassembleur, un autre de l’unité, un autre encore d’ouverture, etc… A voir tous ces titres que les journaux attribuent à tous ces candidats, on a l’impression que lors du scrutin, l’électorat ... Lire la suite
Un pas de plus vers les élections peut-être. La réunion initiée par le FFKM en début mai a préconisé le report des élections, mais, aujourd’hui, les chefs d’église ne s ... Lire la suite
Visiteurs
611.227