24/11/2012
A tous les niveaux, les Malgaches affichent un certain mécontentement à l’égard du pouvoir. Partout où on va, il y a toujours quelqu’un pour dire que rien ne va plus. Et que le régime devrait s’en aller pour éviter la catastrophe au pays. Pour sa part, Andry Rajoelina ne voit pas la situation de cette manière. Il compte avancer tête baissée.
Très bientôt, il va inaugurer un hôpital « manarapenitra » à Anstiranana et le stade de rugby de la route Digue. Comme si de rien n’était. Le chef de le Transition poursuit son petit bonhomme de chemin. La période de précampagne bat son plein. Après les périples dans les différentes régions du pays, c’est à Antananarivo que Rajoelina tente, tant bien que mal, de séduire les électeurs. Lors de l’élection communale de 2007, Andry Rajoelina a déjà fait pareille. Il a remporté haut la main le scrutin, face au candidat du parti au pouvoir. Mais sa popularité d’aujourd’hui est loin de celle de 2007. Le jeune président de la Transition est un dirigeant mal-aimé, et il aura beaucoup de difficultés à avoir la sympathie des électeurs à Antananarivo. Ce n’est pas pour rien, ainsi, si l’opération de charme de Rajoelina coïncide avec le début de la distribution du « vary mora ». Cette semaine, c’est dans le sixième arrondissement que la vente du riz à 800 Ariary le kilo a démarré. L’équipe au pouvoir fait feu de tout bois. Il faut courtiser au maximum les quartiers réservoirs d’électeurs pour essayer d’éviter le vote sanction à venir. Mais il y a peu de chance qu’elle y parvienne. Rien de mieux que le lancement officiel d’un projet qui vise les quartiers en difficulté pour faire de la campagne électorale avant la lettre. L’AFD ne voyait sans doute pas venir cette propagande à la soviétique, dans les bas quartiers, grâce à l’argent des contribuables français. Rien ne dit que le président de la Transition ne parviendra toutefois à convaincre la majorité de la population à épouser sa cause. Une cause perdue, en vérité. Mais il ne pourra jamais l’admettre. C’était pourtant l’erreur, à chaque fois, des dirigeants Malgaches. Ils se croient investis, généralement, d’un pouvoir divin, et ils pensaient que personne n’était en droit de leur retirer ce privilège. Actuellement, Andry Rajoelina est tombé dans le même piège. Il sera difficile de le convaincre de retourner à la réalité. Mais tôt ou tard, comme tous ces prédécesseurs, il devra admettre que c’est la volonté populaire qui doit être prise en compte. Ce peuple, d’une façon ou d’une autre, à travers les urnes ou dans la rue, va lui rappeler qu’il ne veut plus de lui au sommet de l’Etat. Et il devra, d’une façon ou d’une autre, l’admettre.
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