26/11/2012
Certains ont parlé d’explosion de grenade. D’autres de coups de canon. C’était pourtant une simple explosion de joie. Rien que des feux d’artifice. Pas plus. Des feux d’artifice à l’occasion d’un concert. C’est tout. La crise est passée par là. N’importe quelle détonation est considérée comme potentiellement, d’origine militaire. Des habitants de la capitale sont sortis de chez eux, en entendant les explosions. « Qu’est-ce qui se passe ? », se demande-t-on entre voisins. C’est une nouvelle preuve de la tension qui monte. Paradoxalement, cela a suscité un certain espoir chez quelques citadins. Beaucoup croient, en effet, que cette interminable crise ne se terminera pas sans une certaine explosion.
Des coups de canon, des coups de feu, des coups de gueule, des explosions de grenade ou une explosion sociale. C’est le genre de chose qui pourrait mettre un terme à la crise. C’est comme si on a lancé un objet dans le vide. La chute semble infinie. Et au final, on entend un grand bruit. L’objet lancé a touché le fond. Les explosions d’hier ont interpellé plus d’uns. Certains ont cru que c’était le grand bruit final. Mais il n’en était rien. Dans leur inconscient, de nombreux citoyens sont ainsi persuadés que la crise débouchera sur cette « explosion ». On va de nouveau s’habituer à des déflagrations, à des crépitations et à des fulminations. Malheureusement. Quand une crise politique dure trop longtemps, elle finit, d’une manière générale, dans le bain de sang. C’est douloureux, mais c’est la pilule à avaler. Ici comme ailleurs, un conflit politique et une lutte de pouvoir nécessitent toujours le recours aux armes. A Madagascar, en 1975, en 1991, en 2002, et en 2009, les fusils avaient leur mot à dire. Et le dernier mot. En Côte d’Ivoire, les urnes ne suffisaient pas à mettre un terme à la crise, il fallait une solution militaire. En Syrie, quand les manifestants pacifiques en avaient assez de se faire charcuter par les bourreaux de Bachar-Al-Assad, d’autres ont pris le relais et ont fait parler également les armes. Avant l’explosion de joie qui marquera la fin de la crise, il va falloir des explosions, d’une autre nature. Beaucoup redoutent déjà cette tension à venir. Ce n’est sans doute que question de temps. Et c’est a priori à juste titre que la SADC continue de rappeler à l’ordre tous les acteurs de la crise politique. Le bureau de liaison de cette organisation régionale accorde une attention particulière à la question de l’apaisement. La seule chose qui permettrait d’éviter les déflagrations à venir. Wait and see.
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