27/11/2012
Une crise qui dure quatre ans c’est beaucoup trop pour un pays aussi fragile que Madagascar. Sur le plan économique, la Grande Ile avait la chance de réussir progressivement si ce n’est les crises cycliques qui touchent le pays tous les dix ans environ. Des experts ont déjà estimé que si l’île rouge maintenait l’évolution de sa croissance économique depuis l’indépendance, le PIB du pays aurait atteint plus de 2000 dollars par habitant depuis longtemps.
Mais le sort - ou les hommes politiques peut-être - en a décidé autrement. Madagascar a connu quatre crises politiques dévastatrices depuis son indépendance. La crise en cours a été la plus durable. Une véritable mise à mort de l’économie nationale, et de la population malgache. Le dernier rapport économique de la Banque Mondiale, on le sait, spécifie que la crise a déjà fait 4 millions de nouveaux pauvres. C’est beaucoup trop. Les politiques en sont les principaux responsables, car ce sont eux qui sont à l’origine de cette crise, et ce sont toujours eux qui décident de faire la pluie et le beau temps jusqu’à présent. Si le pays n’est toujours pas sorti de l’ornière, c’est à cause d’eux. Les premiers responsables sont évidemment ceux qui ont pris le pouvoir par la force en 2009. Quand ils ont perpétré leur coup d’Etat, ils avaient le devoir de préparer un avenir meilleur pour les Malgaches. Mais c’est loin d’être le cas. Ils se sont enrichis, après avoir pillé le pays, et ils s’en foutaient complètement du reste. Ce ne sont pas les projets tape-à-l’œil qui vont changer quelque chose au quotidien des Malgaches. La majorité de la population est belle et bien victime de la crise. Les putschistes, eux, ont les joues bien enflées, des voitures rutilantes et des comptes bancaires bien garnis, à Madagascar comme à l’étranger. Ils voyagent en classe affaire et parviennent à scolariser leurs enfants dans les meilleurs établissements. Le même rapport de la Banque Mondiale parle pourtant de 500.000 enfants qui ne fréquentent plus les écoles, et de centaine de Centre de Santé de Base fermés depuis 2009. Le pays s’enfonce davantage dans la crise. Les auteurs du Coup d’Etat ne sont toutefois pas les seuls responsables du désastre. Les opposants qui ont décidé de cautionner le système le sont tout autant. Depuis presque quatre ans, ils n’ont pas fait grand-chose pour mettre un terme au désastre. Ils se sont également habitués à la langue de bois. Leurs actions sont stériles. Ils parlent beaucoup trop. Et n’agissent jamais assez pour mettre un terme au calvaire des Malgaches. Tous des irresponsables. L’Histoire et le peuple les jugeront.
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