28/11/2012
Des bus chinois. C’est la solution proposée par le président de la Transition à la hausse du frais du transport public dans la capitale. Une solution qui ne permettra sans doute pas de répondre à l’attente des usagers. Ces derniers auraient souhaité le maintien des tarifs à 300 ariary, pour tout le monde.
La situation d’avant et après la rencontre entre le président de la Transition et les transporteurs est pratiquement la même. Mais il fallait gesticuler. Hier, comme aujourd’hui et demain, il y aura des usagers qui vont payer 400 ariary. Les grands véhicules, malheureusement, ne sont pas appropriés à nos routes. Conséquence, il y aura plus d’embouteillages dans le centre de la capitale et dans les périphéries. La solution proposée a été de la chinoiserie pure et simple. Du tape-à-l’œil pour montrer que les autorités prennent leur responsabilité. C’est la même rengaine depuis quatre ans dans tous les domaines. On fait semblant d’agir. On propose des solutions inefficaces et quelquefois même dévastatrices. On donne l’impression que tout peut être expérimenté, au sommet de l’Etat. C’est la situation, que ce soit pour tenter de résoudre la crise politique dans le pays, que ce soit pour essayer d’apporter des améliorations au quotidien de la population. Rien d’efficace, rien de durable. De la chinoiserie dans tous les domaines. Si Andry Rajoelina et son équipe avaient des propositions plus concrètes et plus efficientes depuis 2009, le pays ne serait pas là où il est actuellement. A l’allure où vont les choses, on continuera de parler du problème du transport en commun dans les prochains mois à venir, car rien ne sera réglé. Dans un an, on va probablement parler encore de ce problème, comme on a parlé de Feuille de route depuis plus d’un an sans aboutir à un résultat, comme on a parlé également de transition consensuelle et inclusive depuis plus de trois ans, sans aucun résultat probant etc. Depuis la mise en place du nouveau pouvoir, rien n’a changé dans le pays. Le changement promis était plutôt perceptible dans le sens contraire de ce qui a été souhaité. Le pays va de mal en pis. De la chinoiserie pure et simple aussi dans la gouvernance. Comme dans la gestion du dossier bois de rose. C’est vers la Chine, en effet, que la plupart des marchandises exportées, illicitement, sont envoyées. On parlait déjà de trafic de bois de rose avant 2009, mais au lieu d’éradiquer le trafic après sa prise de pouvoir, la nouvelle équipe dirigeante a amplifié le problème. Et c’est toujours comme ça. Ainsi va la Transition.
Madagascar est convoité. C’est une certitude. Par rapport à des conflits survenus dans d’autres pays, pour ne citer que la Syrie, la crise malgache paraît minime. Mais sur le continent africain, Madagascar est ... Lire la suite
Sociétés civiles, institutions de la transition, gouvernement, candidats, après les forfaits perpétrés en toute impunité par certains candidats, ont enfin décidé de monter au ... Lire la suite
Tous les indicateurs sont au rouge. Le bilan socio-économique du régime de Transition le condamne déjà. Des anciens travailleurs dans des usines sont condamnés actuellement à la prostituti ... Lire la suite
Andry Rajoelina n’a pas l’intention de capituler, face à la pression internationale. Il refuse de ne pas se porter candidat. Il ne veut pas emboîter le pas à son principal rival, Marc Ravalomanana. Ce n’est pas ... Lire la suite
Pas grand monde ne fait confiance aux autorités actuelles pour mener jusqu’au bout le processus électoral en cours. Le projet de réconciliation et le pacte de non agression initiés par le FFM n’emballen ... Lire la suite
La campagne électorale devait démarrer dans douze jours exactement. La précampagne bat son plein effectivement. Mais personne n’est toujours sûr que le calendrier électoral soit maintenu. Surtout ... Lire la suite
« Les ordres doivent être exécutés sans hésitation ni murmure ». On le dit souvent. Mais on dit aussi que « le refus à des ordres illégaux est un devoir ». Ce qui es ... Lire la suite
Les élections ont cette fois-ci beaucoup plus de chance de se tenir. Notamment, à la suite du forcing de la Communauté Internationale en général et de la SADC en particulier, qui a soigneusement ... Lire la suite
Un tel candidat, rassembleur, un autre de l’unité, un autre encore d’ouverture, etc… A voir tous ces titres que les journaux attribuent à tous ces candidats, on a l’impression que lors du scrutin, l’électorat ... Lire la suite
Un pas de plus vers les élections peut-être. La réunion initiée par le FFKM en début mai a préconisé le report des élections, mais, aujourd’hui, les chefs d’église ne s ... Lire la suite
Visiteurs
611.159