30/11/2012
Depuis son départ du pouvoir, Marc Ravalomanana a fait savoir et a fait comprendre à ses partisans qu’il va revenir au pays et, d’une certaine manière, au pouvoir. Ses partisans y croient dur comme fer.
Mais personne n’est pour le moment en mesure d’expliquer comment ce retour au pays pourra s’opérer concrètement. Tant que l’équipe d’Andry Rajoelina est au pouvoir, il est peu probable que ce retour puisse se réaliser. L’actuel chef de la Transition et ses collaborateurs ont toujours mobilisé les grands moyens pour empêcher Marc Ravalomanana de rentrer au pays. A deux reprises, ils y sont parvenus sans trop de difficulté, même si personne n’est au courant, jusqu’à présent, du montant de l’indemnisation que l’Etat malgache devait débourser, après l’empêchement de l’appareil d’Air Link d’atterrir sur le sol malgache le 21 janvier dernier. Car ce genre de mesure coûte de l’argent. On ne peut pas obliger gratuitement une compagnie qui dessert le pays de retourner à l’aéroport du départ. C’est clair, Andry Rajoelina, tant qu’il est président, ne pourra jamais admettre un retour « sans conditions » de l’ancien homme fort du pays. Cela n’empêche pas Marc Ravalomanana de promettre un retour « imminent » à Madagascar. Les partisans de l’ancien chef d’Etat, depuis bientôt quatre ans, manifestent au Magro. Les meneurs continuent de leur promettre le retour du président déchu et la participation de celui-ci à la prochaine élection présidentielle. Mais comment ? Pas de réponse claire. C’est là que se pose la question de l’œuf et de la poule. Marc Ravalomanana sera-t-il de retour au pays pour diriger une nouvelle révolution et, par la suite, renverser la vapeur ? Ou, plutôt, son retour est conditionné par la chute du régime actuel ? Les meneurs du Magro ne souhaitent pas avoir à répondre à ces questions. Comment expliquer à la foule qui est là depuis presque quatre ans, qu’elle a encore le devoir de renverser ce régime soutenu mordicus par une armée corrompue pour pouvoir espérer, enfin, leur leader bien-aimé revenir, au moins, dans le pays ? Même pour Marc Ravalomanana, la question est compliquée. Comment pourra-t-il dire à ses partisans qu’il ne pourra rentrer tant que Rajoelina et son équipe sont au pouvoir ? Pourtant, tôt ou tard, il va falloir tirer au clair cette énigme. Seule une réponse satisfaisante permettra de soulager les partisans de l’ancien président et les aidera à agir dans le bon sens. Si Marc Ravalomanana ne reviendra au pays qu’après le départ de l’actuel régime, il va falloir l’expliquer de manière intelligente à ses partisans. Mais qui osera le faire ? Ou bien c‘est la foule elle-même qui devra poser la question un jour ? Une autre question de l’œuf et de la poule.
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