01/12/2012
Il a repris son bâton de pèlerin. Andry Rajoelina va inaugurer ses « zava-bita » à Antsiranana. Les vieilles promesses d’un président non élu mais qui a dirigé le pays le temps de l’équivalent d’un mandat aux USA.
Et tous ces événements sont boostés à grands coups de publicité dans les médias locaux, notamment audiovisuels. Les critiques sur les faux-départs, avant la campagne présidentielle n’y changeront rien. Andry Rajoelina veut aller de l’avant. Hopitaly manara-penitra, trano mora etc tout est bon pour se faire de la pub, à moins de six des élections. Il fonce. Tête baissée. Et cela dérange ses adversaires potentiels. Un autre favori des sondages continue également de faire parler de lui. A distance, Marc Ravalomanana a acquis la sympathie de nombreux électeurs. Les gabegies et l’inefficacité du régime Rajoelina n’ont fait que favoriser la cote de popularité du président déchu. Malgré son impopularité, Andry Rajoelina garde le cap. Il s’investit totalement dans la gestion de son image. C’est, somme toute logique, si c’est à ce moment précis que la campagne pour le « ni…ni… » a repris de plus belle. Une vaste campagne pour contrer la candidature des deux protagonistes de la crise est en cours. Beaucoup souhaitent que les deux hommes soient exclus de la prochaine présidentielle. Cela arrange en premier les candidats qui n’ont aucune chance de briguer un mandat présidentiel face à ces deux candidats. Mais ils ne sont pas les seuls à soutenir la démarche. Un certain lobby est en cours pour éliminer définitivement l’ancien président. Et pour y parvenir, on était prêt à sacrifier l’actuel chef de la Transition. Cette prise de position, comme n’importe laquelle, est défendable. Et certains se démènent comme un beau diable pour la justifier. Une simple question attend toutefois une réponse : l’exclusion d’un ou de plusieurs candidats pourra-t-elle garantir une sortie de crise définitive pour le pays? Il est prématuré d’y répondre, mais, en tous cas, par le passé, ici comme ailleurs, ce fut loin d’être le cas. Toute l’équipe de Didier Ratsiraka était éliminée de l’élection présidentielle en 2006 à Madagascar. On a eu 2009. Alassane Ouattara a été, en 1995 et en 2000, empêché de se présenter à la présidentielle en Côte d’Ivoire. Et on connait la suite des événements. On peut donc défendre par tous les moyens l’exclusion des deux protagonistes de la crise. Mais on peut se demander, dans le même temps, comment réagiront leurs partisans, et quelle légitimité aura le président élu dans un contexte d’exclusion des candidats favoris des sondages. A méditer.
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